Une technique brillante consiste à retourner son propre argument contre l'adversaire, quand l'argument qu'il veut utiliser à ses fins peut être encore meilleur si on le retourne contre lui.
Ex. :
"C'est un enfant, il faut être indulgent avec lui."
"C'est justement parce que c'est un enfant qu'il faut le punir pour l'empêcher de prendre de mauvaises habitudes."
27. EMPIRER LA COLÈRE DE L'ADVERSAIRE
Si un argument met inopinément l'adversaire en colère, il faut s'efforcer de pousser cet argument encore plus loin : non seulement parce qu'il est bon de le mettre en colère (voir le stratagème no. 8), mais parce qu'on peut supposer que l'on a touché le point faible de son raisonnement et qu'on peut sans doute l'attaquer encore davantage sur ce point qu'on ne l'avait d'abord pensé.
(et en même temps ça permet de mettre un peu de piquant aux choses... :p )
28. RIDICULISER D'AUTORITÉ EN TABLANT SUR LA NAÏVETÉ DE L'AUDITOIRE
Ce stratagème est surtout utilisable quand des savants se disputent devant des auditeurs ignorants. Il consiste à avancer une objection non valable mais dont le seul spécialiste reconnaît le manque de validité. Celui qui est le spécialiste, c'est l'adversaire, pas les auditeurs. À leurs yeux, c'est donc lui qui est battu, surtout si l'objection fait apparaître son affirmation sous un jour ridicule. Les gens sont toujours prêts à rire, et on a alors les rieurs de son côté. Pour démontrer la nullité de l'objection, il faudrait que l'adversaire fasse une longue démonstration et remonte aux principes scientifiques ou à d'autres faits, et il lui sera difficile de se faire entendre.
29. FAIRE DIVERSION (semblable à 18.)
Si on se rend compte que l'on va être battu, il faut faire une diversion, c'est-à-dire qu'on se met tout d'un coup à parler de tout autre chose comme si cela faisait partie du sujet débattu et était un argument contre l'adversaire. Cela se fait avec discrétion si la diversion a quelque rapport avec le thème discuté ; avec imprudence si elle ne concerne que l'adversaire et n'a rien à voir avec l'objet du débat.
Toute dispute entre des gens du commun montre à quel point ce stratagème est quasi instinctif. En effet, quand l'un fait des reproches personnels à l'autre, celui-ci ne répond pas en les réfutant mais en faisant à son tour des griefs personnels à son adversaire, laissant de côté ceux qu'on lui a faits et semblant donc reconnaître leur bien-fondé. Dans les querelles, une telle diversion ne vaut rien parce qu'on laisse tomber les reproches reçus et que les témoins apprennent tout le mal possible des deux parties en présence. On peut l'utiliser dans la controverse faute de mieux.
(en gros ce que beamen et moi on fait tout le temps :p )
(faut dire que c'est intéressant de réagir de cette manière si on sait à l'avance les détournements que l'autre fera; du genre "t'as pas de caisse", "t'as pas le permis" etc :D )
(nb: encore merci à www.philo5.com)


